Confinement, restriction de sortie, fermeture des commerces, tout cela a été une surprise pour les consommateurs. La pandémie du Coronavirus a totalement modifié nos habitudes de consommer et a permis ainsi au commerce électronique de connaître une croissance unique. Mais pourquoi et comment cela s’était-il passé?
On a toujours besoin de consommer
À l’annonce des confinements, le monde entier a été choqué. On a dû rester chez soi, ne plus sortir sauf pour faire les courses alimentaires nécessaires. Les personnes fragiles et âgées ont hésité à sortir devant la menace pour leur santé. D’autres ne pouvaient tout simplement plus. Bref, Il a fallu trouver d’autres solutions pour continuer à vivre.
Et cette solution était là, sous nos yeux: le commerce électronique. Les habitudes de consommation ont donc évolué. Tout le monde s’asseyait devant son écran et faisait ses achats en ligne, sans risque.
On a d’abord acheté les produits indispensables – alimentation, alimentation pour animaux domestiques… – puis devant la durée de l’épreuve, on a élargi son panier. On s’est alors rendu dans d’autres boutiques pour acheter des livres, des jeux vidéo, du matériel pour le DIY mais aussi des articles plus étonnants: des sex-toys. Le boom des ventes de ces derniers articles a été phénoménal. Les boutiques en ligne (comme Adam et Eve) ont alors vu une augmentation de plus de 40% de ces produits au niveau mondial et plus de 110% en France! Mais cela concerne tous les domaines, comme nous l’avons déjà noté et de grands groupes ont vu le nombre d’achat progresser de 35% en moyenne en quelques mois.
Il est vrai que c’est simple, facile et rapide d’acheter en ligne. Le choix est particulièrement vaste et si vous vous rendez sur un site généraliste, il y a tout, du bricolage à l’alimentaire, des jouets pour animaux aux vêtements.
Pour survivre, les boutiques ont dû se tourner vers le commerce électronique et plus de17400 nouveaux commerces ont vu le jour, permettant à des petits commerçants de vendre à distance leurs produits et de garder la tête hors de l’eau.
Un phénomène qui se poursuit
On aurait pu penser que lorsque le confinement aurait pris fin, les acheteurs retourneraient dans les boutiques physiques habituelles. Mais ce ne fut pas vraiment le cas. Durant toute l’année 2020, le commerce électronique n’a pas ralenti. Le chiffre d’affaires global des ventes en ligne s’est élevé à 25 milliards l’année passée soit une progression de plus de 23%. Noël a été préparé en grande partie en ligne. On a ainsi pu envoyer directement les cadeaux aux membres de sa famille ou ses amis éloignés et se faire plaisir sans risque majeur.
En détail, on peut observer une augmentation de plus de 50% dans le domaine de la beauté, plaisir et santé, plus de 40% pour les articles de grande consommation, près de 35% pour les équipements techniques et près de 25% pour tout ce qui concerne le mobilier et la décoration.
Et ces effets du coronavirus sur le commerce électronique concernent le monde entier.
La progression de ces quelques mois est équivalente à une progression normale sur une durée de 5 ans.
Depuis le début de 2021, l’essor phénoménal s’est très légèrement ralenti mais pas de quoi s’inquiéter. Aujourd’hui, on peut tout trouver en ligne, e-cigarette, vibromasseur, vélo, papier peint, jeux de société et même se faire livrer ses repas. Les habitudes ont changé profondément durant ces mois difficiles et ont ouvert d’autres possibilités aux acheteurs. Ils ont ainsi pu constater que les produits pouvaient être livrés directement chez eux et qu’ils n’avaient pas à perdre de temps pour se rendre en boutique. Ils ont aussi pu apprécier pouvoir faire leurs achats quand ils le souhaitaient, même au milieu de la nuit! Les personnes ayant des difficultés pour se déplacer ont aussi apprécié ce processus qui a pu leur rendre de nombreux services, à condition toutefois que les plateformes de vente en ligne suivent le mouvement! Car, en effet, de nombreux hypermarchés n’ont pas pu assurer leur fonction en ligne lors du premier confinement. Ils ont été surpris par le succès soudain de leur plateforme et ne pouvaient plus livrer!
Il a donc fallu que les commerces s’investissent et soient réactifs pour créer ou améliorer leur site de vente en ligne. Ils ont dû trouver des techniques pour vendre leurs articles en ligne et répondre aux nouvelles demandes.
La Covid a donc modifié les habitudes des acheteurs mais également des vendeurs en profondeur. Le commerce électronique est devenu une option majeure dont il sera difficile de se passer.